dimanche, 12 février 2017

Les Ours du Svalbard se meurent

Pollution massive au plastique sur les côtes du Svalbard qui engendrera à terme la disparition des ses ours


Les autorités du Svalbard ne réagissent pas à la contamination au plastique et matières contaminées au long de leurs côtes, elle décime la population oursonne des lieux. 

Que restera t'il bientôt de notre Monde !!

The last polar bear victims of pollution in Spitsbergen from NEZONDET Alexia on Vimeo.

Commentaires

Prenons soin de notre environnement !
Est ce trop élémentaire ?

Écrit par : Berkani | mardi, 14 mars 2017

Je tiens à apporter quelques informations objectives quant à ce sujet. Le Svalbard a une superficie de 61.000 km2, ce qui représente 10% de la France métropolitaine. Il y a 8800 km de ligne de côte, dont une grande partie n’est accessible qu’une très courte période de l’année à cause de la banquise, sans parler de la nuit polaire qui dure 4 mois ou plus, et pour situer les choses il y a 2600 habitants sur tout l’archipel. Il ne semble pas très réaliste que le gouverneur du Svalbard puisse ramasser tous les déchets plastiques qui s’accumulent sur la côte. A l’impossible, nul n’est tenu. Chaque année, le Gouverneur organise une campagne de nettoyage des plages avec des locaux et récupère environ 100 m3. L’effort est concentré sur les zones les plus touchées. Malheureusement, le jeu des courants fait qu’une bonne partie des déchets plastiques flottant dans l’océan arctique et la mer de Barents sont rejetés au Svalbard. L’essentiel de ces déchets provient de la pêche par de nombreuses nationalités. Il y a aussi de plus en plus de croisiéristes qui proposent des croisières « intelligentes » faisant partie du projet « Clean up Svalbard » où les passagers peuvent mettre la main à la pâte dans des zones qui leur sont assignées par le gouverneur.
Il est aussi important de noter que la Norvège est le seul pays où la chasse à l’ours blanc n’est pas pratiquée. Environ 900 à 1000 ours polaires sont tués chaque année, environ 800 légalement et environ 200 illégalement. En Norvège, sous-entendu au Svalbard, il y a entre 0 et 3 (4 en 2016) ours tués chaque année lors de confrontations avec des personnes. Ceci montre l’importance de réserver des zones où il n’est pas autorisé de descendre à terre pour éviter ce type de confrontations. Le Gouverneur traite les ours polaires avec beaucoup de respect : lorsque des ours problématiques approchent trop près des habitations, de gros moyens sont mis en place pour essayer de les guider dans une autre direction en douceur. Si les ours ne sont pas coopératifs, ils sont endormis et déplacés en hélicoptère à Nordaustlandet, loin de la partie civilisée de l’archipel, un endroit où ils ne rencontreront pas d’être humain (à condition que les gens respectent les zones interdites d’accès).
Quant aux ours et à la pollution, il n’a jusqu’à présent pas été observé qu’il y ait un lien entre les déchets plastiques sur les plages et la mortalité des ours. C’est par contre un gros problème pour les rennes et des phoques ont aussi été observés engoncés dans des morceaux de filets de pêche. Les ours polaires sont des animaux intelligents et ils évitent en général bien les déchets. Il a été toutefois observé un ours en 2014 avec une corde en nylon accrochée autour du cou par des touristes qui l’ont signalé au Gouverneur qui a longtemps cherché cet ours pour le libérer avant que cette corde ne lui pose problème. Après de longues recherches, tout s’est bien terminé. Un autre ours a aussi été observé avec un filet de pêche accroché au système de positionnement qui lui avait été accroché à l’oreille par des chercheurs.
A propos de chercheurs, une campagne de comptage et observation des ours polaires a été organisée au Svalbard été 2015 et les chercheurs ont été eux-mêmes surpris de constater que la population d’ours blancs est en très bonne santé et en légère croissance depuis le dernier comptage. La situation est moins reluisante pour les ours qui ne suivent pas la banquise et restent coincés à terre pendant l’été. Ces ours ont du mal à trouver de quoi se nourrir et peuvent être très amaigris à la fin de l’été. Ce sont principalement ces ours que voient la majorité des touristes, peu ont la chance d’observer les ours polaires dans leur milieu plus naturel, la banquise. Là, les ours sont bien portants et grassouillets. Le gros problème se situe au niveau des femelles qui doivent aller à terre pour mettre au monde leurs petits, les mâles peuvent passer toute leur vie sur la banquise. Une femelle ne peut mettre au monde des petits que tous les 3 ans si au moins l’un d’eux survit, et jusqu’à présent il n’y a pas eu 3 années consécutives avec de mauvaises conditions de glace à l’automne, moment où les femelles doivent se trouver un endroit pour fabriquer leur trou de neige. Cela risque de changer vite dans l’avenir et on peut très vite avoir un net renversement de la situation. Les changements climatiques et la chasse à l’ours sont donc les principaux problèmes que rencontrent/rencontreront les ours polaires au niveau global.
Un autre point est qu’il est normal que des ours meurent (ils vivent environ 25 ans). Quand ils vivent et meurent sur la banquise, on ne retrouve pas leur cadavre qui finit au fond de l’océan. Quand des ours restent à terre et y meurent, on retrouve leur cadavre, même de nombreuses années plus tard car la décomposition se fait très lentement dans le haut arctique. On n’a en tout cas jamais trouvé d’ours mort avec l’estomac rempli de déchets. La pollution a un impact plus insidieux : le microplastique en suspension dans les océans est absorbés par les poissons eux-mêmes consommés par les phoques eux-mêmes consommés par les ours, mais on ne va pas reprocher au Gouverneur de ne pas nettoyer le microplastique présent dans l’intégralité des océans de la planète, n’est-ce pas ? Les polluants chimiques, type PCB et autres, sont aussi un réel danger pour la survie de l’espèce : ils se dissolvent dans le gras et sont interprétés par l’organisme comme des hormones, ce qui compromet la reproduction. Un bien triste bilan mais qu’il est difficile d’impacter au Gouverneur du Svalbard. M. Elkaim est actuellement en procès avec la Norvège pour être entré dans des zones interdites, avec des chiens qui plus est, et a visiblement décidé de se défendre en attaquant. Ce qui me chagrine, c’est que de mon point de vue, c’est une campagne de désinformation et de manipulation de l’opinion pour essayer d’obtenir du soutien.

Écrit par : Sophie Cordon | mardi, 14 mars 2017

La désinformation est très bien organisé par l'administratin du Svalbard et en particulier par sa vice-gouverneur Berit Sagfossen, tellement sensibilisée au nettoyage que son Super Puma II s'est posé à Utvika à l'endroit le plus sale du Duve fjord sans que la dizaine de personnes à bord ne ramasse le moindre déchéts ni d'ailleurs quelques jours plus tard son navire rutilant le Polarsyssel qui refusa d'embarquer à son bord les déchets que nous avions ramassés. Le Polarsyssel a passé les mois d'octobre et novembre à quai à ne rien faire si ce n'est promener quelques personalités. C'est d'ailleurs sa principale fonction si ce n'est une campagne au mois d'aout et pas destinée au nettoyage.
Cette personne a l'air bien renseignée mais a t'elle mis les pieds dans ces endroits interdits d'accès ? On comprends très bien pourquoi ces zones sont interdites et plutôt que de défendre sa gouverneur pour en obtenir des privilèges, elle ferait mieux de défendre la cause des ours et pas seulement sur le plan livresque.
Non les ours ne se portent pas aussi bien que vous le dites. Je vous conseille de vous rendre sur le terrain. Ils crèvent de faim, ils sont malades et vivent dans les déchets. Ma vidéo le montre bien. Et non il n'y a pas de banquise autour du Svalbard de tout l'hiver. Consultez les cartes des glaces, c'est très simple. Bien entendu les déchets plastique n'importunent nullement les ours, ni les baleines d'ailleurs que l'on a retrouvées mortes sur les rivages norvégiens avec des sacs plastique dans l'estomac. Morte de vielliesse sans aucun doute aussi. J'ai passé plus de 30 ans dans toutes les régions de l'Arctique et jamais je n'ai vu le cadavre d'un seul ours. Rien que dans le Duve Fjord, nous en avons découvert 4. Je ne suis d'ailleurs pas le seul à faire ce triste constat. Paul Nicklen de National Geographic nous avait récemmment offert encore de tristes clichés d'ours morts au... Spitsberg. Lui n'avait pas eu la chance d'en voir vivant. Nous avons eu cette chance si on peut dire. Nous les avons cotoyé, respecté et nous avons nettoyé. Alors plutôt que de dépenser votre energie en accususation eh bien demandez à votre chère Gouverneur de vous autoriser à aller dans les zones interdites (les plus sales par conséquent) et appréciez le paysage et la vue de vos ours en pleine santé. Je passe sur l'aspect environnemental de votre ville Longyearbyen qui rejette tous ses égouts (2600h + des milliers de touristes) directement dans le fjord. Eh oui vous oubliez de mentionner que votre Gouverneur aime tant la nature qu'elle a oublié d'installer une station d'épuration. Manque de moyens? Connaissez vous le budget du Svalbard qui commence à fatiguer les contribuables norvégiens. J'ai beaucoup d'amis en Norvège et la presse nationale, meiux renseignée que vous ne l'êtes, s'en ai fait l'echo.
Enfin je regrette que vous vous permettiez d'avancer un jugement sans même avoir pris la peine d'assister à mon procès lors duquel nous avons démontré les mensonges et manipulations de votre Gouverneur. Vous n'y étiez pas? Et pour cause cette parodie de procès arrangé s'est déroulée en huit clos.
Enfin ne me dites pas que vous connaissez le Svalbard. Vous connaissez Longyearbyen et son Polar Institute responsable de la mort de trois marins en Antarctique et qui a perdu son procès contre un yachtman aussi criminel que je le suis car très avide de justice et de défense de l'environnement.

Écrit par : Gilles Elkaim | mardi, 14 mars 2017

Oui, il se trouve que cette personne est bien renseignée et oui, il se trouve qu’elle a été dans Duvefjorden mais pas dans les endroits interdits d’accès puisqu’ils sont interdits d’accès. Duvefjorden n’est pas interdit d’accès mais il est à accès restreint sous autorisation et avec des règles strictes à respecter. Les personnes avec qui j’y étais, respectueuses des règles, avaient demandé l’autorisation qui nous a été accordée à la condition que nous respections les règles imposées dans cette région, en particulier de ne pas rejeter les eaux usées à moins d’une certaine distance de la côte. On n’a donc pas pu y rester longtemps mais je ne vois pas trop le lien avec le problème. Je ne nie pas qu’il y a une pollution énorme sur la côte du Svalbard, qui afflige tout le monde. Je dis juste qu’avec 8800 km de ligne de côte, on ne voit pas très bien comment le Gouverneur pourrait tout nettoyer. Le problème doit être résolu à la source. Et que si on parle d'ours qui meurent, ce n'est pas la principale cause, loin de là.
Oui, j’ai consulté la carte des glaces et je le fais régulièrement… et oui, toute la partie est du Svalbard est actuellement prise dans les glaces, ce qui inclut Nordaustlandet (la partie donnant sur Hinlopen est dégagée actuellement mais pas accessible, ça bloque plus à l’ouest), Edgeøya, Kong Karls Land, la côte est de Spitsbergen. La côte ouest de Spitsbergen, elle, est dégagée.
Oui, je me suis rendue sur le terrain mais j’ai aussi eu la chance de me rendre à plusieurs reprises dans la banquise… Mes propos ne reposent pas sur quelques observations d’ours coincés à terre en fin d’été. Je répète ce que j’ai dit les ours dans la banquise se portent bien, c’est plus mitigé pour les ours qui restent coincés à terre. Certains s’en sortent bien, d’autres pas du tout. Mais ces ours représentent une faible proportion des ours du secteur mer de Barents (ce qui inclut Svalbard et Franz Josef Land), environ 150 sur une population de l'ordre de 2500, un peu moins d'un millier dans le secteur norvégien fin d'été 2015.
Je n’ai pas non plus parlé des baleines dont l’estomac se remplit de sachets plastiques, mais c’est un autre sujet, il s’agit de plus de pollution en mer et je ne vois pas bien le rapport avec le Gouverneur.
Je suis très bien renseignée… j’habite au Svalbard et j’ai eu la chance de naviguer à plusieurs reprises autour de l’archipel, toujours avec des gens respectueux des lois, eux. Je connais le budget du Svalbard, j’en fais partie. Mais connaissez-vous le budget de l’opération mise en place pour venir voir ce que vous faisiez dans Duvefjorden pendant plus de 2 semaines sans autorisation et votre treuillage (contre votre gré je sais, mais on n’allait pas vous laissez hiverner dans une zone où vous n’aviez rien à faire… et difficile de ne pas rejeter d’eaux usées pendant plusieurs mois) ?
Non, certes, le Polarsyssel n’a pas comme seule mission de ramasser les déchets le long des plages, il est aussi là pour assurer la sécurité des navires naviguant autour de l’archipel (et Ortelius a bien apprécié son treuillage après son avarie moteur, lui), est chargé d‘intervenir en cas de marée noire, ainsi que de veiller à ce que les zones protégées et interdites soient respectées puisqu’il semble que certains ne soient pas capables de se plier au même règlement que les autres.
Quant à la référence Berserk, ça en dit long… et je ne vois pas le rapport avec le problème initial. De même que le problème de la station d’épuration à Longyearbyen, qui serait bien évidemment très souhaitable mais ça n’a pas grand chose à voir avec le Gouverneur vu que c’est le conseil municipal qui décide ce genre de choses, et encore moins à voir avec les ours.

Écrit par : Sophie Cordon | mardi, 14 mars 2017

Il est vrai que Longyearbyen, capitale du Svalbard et lieu de vie de Madame la Gouverneure est une véritable catastrophe écologique. Cette ville tire son énergie d'une usine à charbon, pas de station d'épuration (les eaux usées de la ville, des usines et de l'hôpital se déversent ... dans la mer ...), un magasin de vente de véritables peaux animales (ours, loup, phoques, bisons , etc.) ... !! Certes ces animaux n'ont pas été abattus par la Gouverneure elle même mais autoriser, à Longyearbyen même, la vente de peaux d'OURS POLAIRE à 98 000 kr soit environ 9 800 euros comme tapis de sol pour maisons luxueuses me laisse douter sérieusement de la capacité de Madame la Gouverneure quant à la compréhension de l'environnement et au respect de la vie animale.
Refuser l'accès au Svalbard à des petits yachts privés composés de moins d'une dizaines de marins pour des raisons "écologiques" mais autoriser la venue du Splendida et de ses 4 000 passagers ...
Interdire l'accès à l'île de Bjornoya aux petits yachts privés pour des raisons "écologiques" mais autoriser, d'après les lois et régulations de cette même île, l'exploitation et la recherche de gisements de pétrole (section 13 of the Regulations concerning protection of Bjørnøya Nature Reserve in Svalbard Laid down by the Royal Decree of 16 August 2002 and relating to the protection of the environment in Svalbard (Svalbard Environmental Protection Act)) ...
Restreindre et réguler fortement l'accès à l'île aux chiens et le déplacement par traîneau à chiens mais multiplier les vols d'hélico et les motoneiges tout en acceptant la présence de plus de 4 000 immatriculations privés à Longyearbyen pour une population excédant à peine 2 000 habitants et pour un réseau routier praticable de moins de 40 km...
Bon après cela, Madame la Gouverneure, tout comme l'ensemble de l'administration de Longyearbyen et du Svalbard, je les vois d'avantage comme les gardiens d'une grosse "machine à fric", d'un tourisme de masse basé hypocritement sur le respect de l'environnement et de la vie animale, mais, quand on gratte un peu on se rend compte que ces étiquettes ne sont faites que pour mieux vendre.
De plus, le Norsk Polar Institute est une institution pour le moins douteuse, de grosses erreurs qu'ils auraient commises seraient responsables de la mort de trois marins en antarctique l'année passée, suivi par des tentatives de dissimulations et de manipulations de l'information pour ne pas perdre la face, il devient difficile désormais de se fier à eux.

Écrit par : Alexia Nezondet | mardi, 14 mars 2017

On a compris Sophie Cordon. La Gourverneur n'a rien à voir avec rien et est irréprochable. Vous avez donc regardé la carte des glaces, mais pas depuis longtemps, puisqu'il y a moins d'un mois, le Svalbard était totalement libre de glace.
Pour les frais du Polarsyssel et du (des) procès avenir. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Il aurait mieux vallu utiliser cet argent à des fins environementales mais c'est votre Gouverneur qui choisit ses priorités. Vous avez donc été au Duve fjord et vous n'avez pas eu l'idée ou le temps de nettoyer ou de rapporter la situation à votre Gouverneur qui aurait donc pu nettoyer avant notre passage sans s'occupper des autres milliers de kilomètres de côtes. Vous êtes en effet très bien renseignée puisque vous citez texto la brochure "respect de l'environement" de la Gouverneur. Vous n'êtes pas obligée de cirer les pompes de votre gouverneur pour vivre au Svalbard. Barentsburg est une ville bien plus agréable. Nous y habitons et apprécions ici le respect d'autrui.

Écrit par : Gilles Elkaim | mardi, 14 mars 2017

Tout ceci n’a rien à voir avec le problème initial : peut-on accuser le Gouverneur de laisser mourir les ours polaires en ne nettoyant pas le littoral ? Clairement non.
Mais je vais quand même prendre le temps de répondre au reste qui relève là-encore de beaucoup de mauvaise fois, d’ignorance ou de mauvaise connaissance du système.
Non, Longyearbyen n’est pas idyllique, loin de là… Je n’ai jamais dit le contraire. Mais vous faites reposer la faute sur la mauvaise administration (parce que ce devrait être le Gouverneur comme administration qui soit mis en cause et non pas Madame la Gouverneure - vous transformez des problèmes juridiques en conflict de personne).
Le Gouverneur ne légifère pas, mais fait appliquer des lois et décrets décidés par le gouvernement norvégien ou le Roi de Norvège.
Le Gouverneur ne dispose pas du cadre législatif pour limiter le nombre de véhicules en ville ou interdire la vente de peaux d’ours polaires. Ce qui est une aberration totale, quel que soit le prix, voilà un beau sujet justifié celui-là de pétition à envoyer au Parlement Norvégien. La même pétition peut être envoyée en Russie : l’interdiction de la vente des peaux d’ours mettrait certainement un frein à la chasse illégale de 150 à 200 ours chaque année.
Il n’y a pas d’usines à Longyearbyen mais il y a une centrale électrique au charbon. Un projet d’énergie propre est à l’étude avec un budget a priori de l’ordre de 4 à 10 milliards de couronnes (en gros 400 millions à 1 milliard d’euros). C’est évidemment un projet qui va prendre du temps et ne se fera pas du jour au lendemain. Relève de la compétence du conseil municipal et de l’état norvégien qui devra lourdement subvention (la machine à fric est loin de rapporter assez d’argent).
La station de traitement des eaux usées : Relève de la compétence du conseil municipal, pas du Gouverneur comme je l’ai déjà dit.
« Refuser l'accès au Svalbard à des petits yachts privés composés de moins d'une dizaines de marins pour des raisons "écologiques" mais autoriser la venue du Splendida et de ses 4 000 passagers … » : Il n’y a pas besoin de sortir de St Cyr pour comprendre que quelques personnes, qui plus est avec des chiens, peuvent faire beaucoup plus de dégâts dans les zones protégées hébergeant notamment les colonies d’oiseaux sur leur route de migration ou leur zone de nidification que 4000 personnes dans les rues de Longyearbyen. Ne relève pas du Gouverneur : Longyearbyen fait partie du secteur 10 qui n’impose aucune restriction (décision gouvernementale). Le risque de confrontation avec un ours polaire est aussi bien plus élevé avec les personnes à bord d’un yacht dans un parc naturel qu’avec les passagers du Splendida dans les rues de Longyearbyen. Ce n’est pas pour défendre la venue des gros bateaux de croisière dans le secteur 10, je suis personnellement contre mais ça demande une nouvelle législation. Il y a d’ailleurs eu un progrès en 2015 puisque la nouvelle réglementation sur les carburants a mis fin à la navigation des gros bateaux de croisière en dehors du secteur 10 (en gros, Isfjorden) et on peut s’en réjouir.


Bjørnøya: exemple même de colonie d’oiseaux, la plus grande de l’Atlantique Nord donc bien entendu à protéger de toute perturbation. Tant qu’à citer le texte, autant le citer en entier pour ne pas donner l’impression qu’il autorise l'exploitation et la recherche de gisements de pétrole sur l’île ce qui serait réellement incompréhensible.
Le texte le voici donc en espérant que tout le monde comprenne l’anglais: «Section 13. Exemption from protection provisions: When so indicated by scientific or special grounds, for example storage of safety and emergency equipment and establishment and maintenance of necessary navigational aids and control systems for petroleum production in connection with any future exploration drilling or operation of oil fields in the waters outside Bjørnøya, the administrative authority may grant exemptions from the protection provisions of chapter II provided this does not conflict with the objectives of the protection regulations and would not have a significant impact on the conservation value of the area. » La réglementation peut permettre une dérogation pour l’installation de systèmes d’aide à la navigation et de systèmes de contrôle pour la production pétrolière en dehors du secteur de Bjørnøya si cela ne rentre pas en conflit avec les objectifs de protection… En gros, on leur permettra d’installer des antennes si besoin et certainement pas dans la période où les oiseaux sont sur l’île.
La politique de la Norvège quant à l’exploitation pétrolière dans l’Arctique est choquante mais ne relève pas du ressort du Gouverneur non plus… Une autre bonne idée de pétition ayant un fondement, elle, à adresser au parlement.

Restreindre et réguler fortement l'accès à l'île aux chiens et le déplacement par traîneau à chiens mais multiplier les vols d'hélico et les motoneiges tout en acceptant la présence de plus de 4 000 immatriculations privés à Longyearbyen pour une population excédant à peine 2 000 habitants et pour un réseau routier praticable de moins de 40 km...
Chiens vs motoneiges : Il y a 700 chiens à Longyearbyen donc on ne peut pas dire que ce soit exagérément régulé. Tous ceux qui veulent importer un chien ayant des papiers en règle le peuvent, il n’y a pas de quota. La réglementation pour les déplacements par traîneau à chiens est la même que pour les sieurs et les motoneiges, certains secteurs sont interdits aux motoneiges mais pas aux autres modes de déplacement.
Impact environnemental: Plusieurs études faites dans des endroits moins reculés que le Svalbard ont montré que le bilan carbone pour un chien est plus élevé sur une année que celui des motoneiges qui ne sont, elles, utilisées que quelques mois dans l’année. Le bilan est encore plus lourd au Svalbard où leur nourriture doit être transportée sur une grande distance… ou alors il faut tuer des phoques, ce que font la plupart des compagnies ayant des chiens de traineau. Quant à l’impact sur la faune : il y a chaque année plusieurs rennes tués ou blessés (et qu’il faut abattre par la suite) par des chiens malgré l’obligation de les tenir en laisse, je n’ai jamais entendu parler d’un renne tué par une motoneige. Les chiens sont aussi problématique pendant la période de nidification des oiseaux, période à laquelle les motoneiges ne circulent plus. Il a aussi été observé que la présence de chiens dérangeait les renards polaires. Pyramiden qui avait la joie d’héberger une famille de renards en a fait l’expérience il ya 2/3 ans après la visite d’un musher et de ses chiens. Les renards sont partis et pas revenus.

Enfin, vous déclarez que le Norsk Polar Institute est une institution pour le moins douteuse, comme toutes les personnes ou institutions qui apportent des arguments ou données qui ne vont pas dans votre sens. Après 3 semaines (?) de navigation autour de l’archipel et l’observation de quelques ours, votre compétence est évidemment bien plus fiable que celle de gens qui ont passé 40 ans à étudier et observer les ours polaires.

Mais je m’étonne de ne lire aucun commentaire sur la chasse à l’ours polaire pratiquée dans tous les pays arctiques autres que la Norvège.

Écrit par : Sophie Cordon | mercredi, 15 mars 2017

Ce message est adressé à Sophie Cordon qui ne respecte pas les règles de courtoisie de ce site en multipliant la parution de ses articles pour noyer les précédents, cette attitude irresponsable n'est pas conforme à l'étique journalistique qu'elle devrait avoir et respecté.Beaucoup d'informations que vous avez donné sans aucune preuves, nous demandons à vérifier vos dires. Fournissez nous les documents officiels avec médias à l'adresse de notre rédaction terdact@creapromedia.fr dans le cas contraire nous serons obligés de restreindre votre accès
Cordialement

Écrit par : La rédaction | jeudi, 16 mars 2017

Merci Sophie Cordon de prendre la peine de nous donner tant de résultats d'études si intéressantes. J'ai retenu le bilan carbone des chiens plus élevé que celui des motoneiges et les petits yachts ayant plus d'impact qu'un navire de 4000 passagers. J'aime aussi votre interprétation de la section 13 des régulations sur Bjornoya concernant l'installation d'équipement pour une future exploitation pétrolière. Enfin globalement je me demande pourquoi vous vous faites l'avocate de votre chère Gouverneur avec tant d'ardeur. Vous savez pourtant que la Vice-Gouverneur peut parfaitement jouer ce rôle dans un (mon) procès bien arrangé sans avoir à se soucier de déléguer cette fonction à un autre procureur ni à vos services. Je comprends que vous soyez tentée de défendre vos privilèges de la "machine à fric" dont parle Alexia Nezondet. Je regrette juste que ce soit en pure perte parce cette machine est bien huilée et vos supérieurs hierarchiques ont toute marge de manoeuvre pour qu'elle soit innataquabe en vertu de la "défense de l'environement". Vous oubliez qu'il s'agit bien de cela à la base. Le problème est simple: les réserves naturelles sont de véritables poubelles dans lesquelles tentent de survivre des ours. Il faut les nettoyer. La personne responsable de l'environnement au Svalbard est la Gouverneur (elle le clame suffisamment haut et fort pour arréter les malheureux environementalistes que nous sommes). Elle se doit donc de mettre en oeuvre les moyens de nettoyer. Donc aider là s'il vous plaît. Allez nettoyer! Allez le lui dire! Et répondez à ma question pourquoi les tas que nous avions constitués n'ont-ils pas été évacués par le navire de 4000t de sa Majesté, la Reine du Svalbard? Pourquoi éludez vous la question et tentez vous ne noyer le poisson. Votre Gouverneur n'est pass non plus responsable de la dernière avalanche qui a emporté quelques maisons. J'ai oui dire que les habitants étaient passablement remontés. Encore une preuve de l'incompétence de cette administration. Oui je sais vous allez me dire que la Gouverneur n'est pas responsable de la neige qui tombe. Je lui conseille de trouver un nouveau job, celui de Gardienne de prison qu'elle occupait il y a peu avant de décrocher le job révé de Gouverneur au dessus de toutes les lois du Continent et même internationales. Eh bien je vous réponds: NON. Cette période fastueuse est en passe de s'achever pour elle. Je sais que le Svalbard ne jure que par l'Enrionmental Act mais il y a d'autres lois bien plus importantes puisqu'elle justifie l'existence même du Svalbard: le Traité du Svalbard. Lisez le en Français, sa langue de dépôt. Il est très simple à comprendre et est sans équivoque: Articles 1, 2 et 3. Il y a encore d'autres lois qui le surpassent: les droits de l'Homme, le Droit des animaux. Il a aussi le Droit de la Mer qui lui est postérieur. Madame la Gouverneur doit se conformer à la loi et devra le faire en public devant la Haute Cour car je ne m'en tiendrai pas à ce procès truqué lors duquel votre vice-Gouverneur s'est bien enmélée dans ses mensonges. Dommage vous n'étiez pas là. C'en était pathétique et mes avocats s'en sont bien délecté. Donc surveillez vos arrières. Ils se pourrait bien que vous ayez à prendre la cause des ours polaires plutôt que celle de votre Gouverneur si vous voulez vendre vos toiles. Enfin, je vous remercie. Je n'ai pas attendu les études poussées du Norsk Polar Institute qui prétend que les ours du Svalbard vont très bien pour, comme vous, préserver ses privilèges. Suivez également leur procès début Avril. Ceci dit leur Directeur a changé récemment. Tiens donc....Celà fait 35 ans que je parcoure l'Arctique et que j'y vis. Je veux dire sur le terrain pas dans une ville comme la vôtre. J'ai appris à respecter la nature et à me méfier des bureaucrates qui prétendent préserver cette nature. Alors bonne chance pour votre nettoyage et donnez des nouvelles avec de belles photos.

Écrit par : Gilles ELKAIM | jeudi, 16 mars 2017

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