19/09/2015

LA MER EST UNE POUBELLE

Depuis de nombreuses années les populations déversent leurs déchets dans l’océan pensant les faire disparaître de leur environnement proche.

 

Sac en plastiques, vélo, véhicules en tous genres, armement militaire traditionnel, déchets toxiques, barils de rejets hautement radioactif, réacteurs nucléaires, missiles balistiques et torpilles nucléaires à têtes multiples, bouteilles de mercure liquide, sans compter tous les navires qui ont été coulés avec leurs cargaisons autant explosive qu’étrange lors des deux conflits du siècle passé. 


Une pollution massive qui ne cesse de s’agrandir jusqu’à former un nouveau continent pour les déchets plastiques, les pollutions toxique et radioactive sont invisibles à la vue et pourtant présentes dans tous les aliments marins provenant de plusieurs régions de notre globe, ces pollutions s’insinuent dans les chairs des espèces marines qui sont consommées par tout un chacun, elles s’invitent aussi sur le bord des rivages du nord de l’Europe, contaminant pour quelques milliers d’années des plages où barbotent petits et grands, de nouvelles maladies fleurissent le long des côtes de la mer du nord, chaque année de nouveaux cas d’irradiation au plutonium ou à d’autres poisons mortels sont constatés mais non communiqués au public, peur de faire couler le tourisme ou bien tout simplement parce que le public lui-même ne veut pas savoir de quoi il retourne exactement et qu’il préfère fuir la réalité jusqu’au jour où il sera obligé de l’affronter sur une table d’opération ou constatée sur celle d’un médecin légiste.

Pour ma part j’ai décidé de comprendre en m’informant du peu de ce qui est dévoilé car les informations sont délivrées au compte-gouttes ou bien censurées « le public ne doit pas savoir ».

La liste est très longue et beaucoup d’informations sont éparpillées, d’abord chercher l’info, creuser le sujet, vérifier les sources pour tenter de poser sur le papier une explication aussi compréhensible que possible sans se perdre dans les méandres de l’histoire et du temps.

Deux explorations passées en arctique m’ont fait découvrir un monde extraordinaire, j’ai ramené beaucoup de souvenirs ainsi que le « Virus des glaces », depuis mes songes sont parsemés de  plaques de banquise blanches nacrées et d’icebergs aux reflets bleutés. Ces immenses étendues glacées qui semblent être immaculées et pourtant au fond de l’océan dans quelques failles, plaines sous-marines ou bien posées sur le permafrost, sommeillent des dangers qui peuvent anéantir nos civilisations à tout jamais.

Un petit tour autour des plaines du grand-nord de la Russie, des fjords de Norvège, sur les rives de l’Irlande, auprès des falaises bretonnes, non loin de port de la méditerranée, au milieu du Pacifique, de la mer du Japon dans toutes les mers du globe circulent de nombreux navires à propulsion nucléaire dont les sous-marins militaires qui naviguent par tous les temps pour de grandes campagnes de surveillance, quelques-uns n’en reviendront jamais et d’autres ont réchappé de justesse à une mort programmée par manque de réactivité.

La durée de vie moyenne d’un sous-marin est d'environ 30 ans, tous ceux qui ont été fabriqués que sont ’ils advenus, certains sont revendus à des pays étrangers, quelques uns ont coulé avec l'équipage et l'armement et d'autres sont désarmés et démantelés. En cas de démantèlement du navire l'acier et d'autres composants sont recyclés, le réacteur nucléaire est non recyclable.

247 sous-marins nucléaires construits par l'Union Soviétique

192 ont été désarmés et 91 seulement ont été démantelés, le réacteur et le combustible nucléaire enlevé

71 unités restent à démanteler, toujours équipés de leur réacteur et rempli de déchets et combustible nucléaire, Ils contiendraient 30 fois la quantité de combustible nucléaire du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl qui a explosé en 1986

Plus de 30 réacteurs nucléaires russes seraient immergés en mer de Kara, mer de Barents et autres régions de l'arctique.

Les épaves de sous-marins nucléaires sont disséminées le long des côtes de la Russie, elles pourrissent à tous les vents, leur état délabré rend le remorquage très ardu vers un chantier de démembrement.

De 1985 à 1991 la Russie a mis en service sept bâtiments de classe « Akoula » qui interdirent l'accès au pôle nord, plusieurs autres exemplaires furent construits par la suite.

K-284    Акула (Akoula)                dit Requin mis en service le 30 décembre 1984

K-263    Дельфин (Deljfin) dit Dauphin mis en service le30 décembre 1987

K-322    Кашалот (Kachalot) dit Cachalot mis en service le 30 décembre 1988

K-391    Кит (Kit) dit Baleine mis en service le 29 décembre 1989

K-331    Нарвал (Narval) dit Narval mis en service le 31 décembre 1990

K-419    Морж (Mors) dit Morse mis en service le 31 décembre 1992

K-295    Дракон (Drakon) dit Dragon mis en service le 17 juillet 1995

K-152    Нерпа (Nerpa) dit Phoque mis en service le 2002

K-480    Ак Барс (Ak Bars) dit Panthère des neiges mis en service le 29 décembre 1989

K-317    Пантера (Pantera) dit Panthère mis en service le 27 décembre 1990

K-461    Волк (Volk) dit Loup mis en service le 29 décembre 1991

K-328    Леопард (Leopard) dit Léopard mis en service le 30 décembre 1992

K-154    Тигр (Tigr) dit Tigre mis en service le 29 décembre 1993

K-157    Вепрь (Veprj) dit Sanglier2 mis en service le 5 novembre 1995

K-335    Гепард (Gepard) dit Guépard mis en service le 04 décembre 2001

Le 8 novembre 2008 à 5 h 30 GMT, un incident survient à bord du sous-marin K-152 Nerpa en essais en mer du Japon avant d’être prêté à la Marine indienne, qui provoque la mort de 20 personnes et de 22 blessés. Le sous-marin regagne Primorié le 9 novembre 2008, base de la Flotte du Pacifique, sise à Bolchoï Kamen. L’accident provient d’une mise en service fortuite du système anti-incendie qui libère du trichlorofluorométhane (fréon 11) un produit très toxique dans l'atmosphère surchauffée du sous-marin, cet incident est le plus important rencontré par la Marine russe depuis le naufrage du Koursk le 12 août 2000.

 

Sources informations: Wikipédia, La Documentation Française 

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